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06.05.2012

L'apprentissage en alternance : "Une voie royale vers l'emploi"

  Mesdames les professeurs, Géraldine Boulet et Céline Barralon

                                       LES PROFESSEURS DE COIFFURE

                             MESDAMES GERALDINE BOULET ET CELINE BARRALON

 

Samedi 31 mars, le CFA avenue Maréchal Juin-Capouchiné a ouvert ses portes au public. Il accueille jeunes et parents pour leur permettre d'avoir une idée précise et concrète des métiers enseignés. Voir les lieux, questionner les professeurs qui ont fait émerger de nombreux dialogues, servaient l'objectif de cette journée : il s'agissait de susciter le discernement pour le meilleur choix. Les questions les plus posées ont concerné les modalités de la formation en alternance, entreprise. Les parents soucieux de l'avenir et plus avertis, ont souvent pris la parole, tout en tenant compte du désir des jeunes. Les métiers présentés ici, sont les métiers de la coiffure, l'esthétique-cosmétique, prothésiste dentaire, boulangerie, pâtisserie, confiserie, boucherie, charcuterie, fleuriste, photographe, bijouterie. 

P1000179.JPGAprès le CAP, il est possible de faire une spécialisation sur un an. On peut aussi effectuer des formations supplémentaires allant jusqu'au « bac pro », explique Marie-Claude  Roussel Bouet, directrice. Une « école de l'apprentissage » permet de se préparer aux formations proposées. Valérie Mouragues, responsable de ce parcours de trois mois en donne l'esprit et la méthode : « technique de recherche de l'emploi, préparation à une bonne communication, savoir aborder les employeurs, aboutir à la signature d' un contrat d'apprentissage. » Les professeurs Sèverine Gayard et Christine Mandato insistent pour dire que le dynamisme du CFA s'exprime par la volonté de s'ouvrir à l'extérieur:« participation au salon de l'agriculture, à Europe 1 cette année, échanges linguistiques (voir travailler les autres) actuellement Italie, Pologne, participation aux concours, aux sports: randonnées, vtt, escalade, canoë, à Collias, base de loisir de la ville de Nimes ».

Les professeurs offrent des heures de bénévolat pour permettre la réalisation de ces activités. La directrice adjointe, Sophie Hettiger, conclut: « S'ajoute aussi à ces activités d'ouverture les « olympiades des métiers » du 2 au 6 avril où le CFA présente la pâtisserie. Ces olympiades visent à mesurer l'excellence de la formation, à travers des sélections régionales, nationales et internationales ». Tous les professeurs s'accordent pour dire que l'apprentissage en alternance est la voie royale vers l'emploi. A partir du 25 avril 2012, des réunions d'information se feront sur rendez-vous tous les mercredis à 14 heures. Il faut se présenter avec un CV et une lettre de motivation.  

03.05.2012

Présentation du FSE par Elisabeth Morin-Chartier députée européenne, au centre Jean-Paulhan

Madame la députée européenne

M. Burgoa fait les présentations

avec M.Proust 

 Monsieur Burgoa fait les présentations

Recevoir une élue au Parlement européen pour parler du FSE est apparu à tous comme une excellente initiative. Les associations étaient les premières invitées. Des élus, des délégués de la préfecture, Isabelle Roussy représentant la Maison de l'Europe, étaient présents (soixante-dix personnes environ). Laurent Burgoa, adjoint au maire, Franck Proust député européen, co-initiateurs de cette réunion ont présenté en termes élogieux Elisabeth Morin-Chartier, députée européenne, rapporteur et présidente du groupe de travail FSE. Sa ténacité et sa clairvoyance des problèmes actuels ont été mis en avant pour faire du FSE un outil efficace.

Le FSE se définit pour l'essentiel comme le fond de cohésion de l'Union Européenne à destination des associations pour les projets de soutien à l'emploi principalement.  Il est doté à hauteur de cent cinquante millions d'euros sur 2007-2013 pour le Langudoc-Roussillon. On peut extraire une phrase d'Elisabeth Morin-Chartier elle-même pour résumer : « Le FSE doit rester européen, destiné à la politique d'intégration professionnelle dans le sens de la cohésion sociale. Face aux graves problèmes actuels, il est temps de se responsabiliser au-delà des divergences et des frontières, dans tous les secteurs de la société. C'est un excellent outil pour développer la solidarité et la cohésion sociale. Les associations deviennent des relais essentiels pour les applications sur le terrain en équipe avec les administrations et les élus concernés ».

Elle a énoncé les priorités appuyées par de nombreux exemples concrets. En résumé : -en direction des jeunes, en premier : les diplômés qui mettent trop de temps pour trouver un travail. Pour ceux qui quittent l'école avant l'âge légal (cent mille par an), prévoir un encadrement adapté et un suivi pédagogique individualisé, leur permettant de retrouver l'estime de soi. Il faudrait favoriser beaucoup plus la mobilité entre les pays qui a donné d'excellents résultats pour l'insertion au travail des jeunes. Le système d'alternance avec les entreprises proposés par les CFA (centre de formation d'apprentis) doit se renforcer.

-En direction des femmes : établir des projets pour celles qui ont dû quitter leur travail à cause des maternités.

-En direction des chomeurs : apporter soutien et formation aux salariés pour s'adapter aux évolutions rapides et éviter ainsi un certain nombre de délocalisations.

- Pour les seniors : leur permettre d'avoir un emploi comme dans d'autres pays européens.

- Pour les handicapés : favoriser leur intégration au travail :   « C'est une affaire de dignité humaine incontournable ». Il s'agit aussi de mener une lutte contre la pauvreté : « Dix-sept millions de pauvres ne mangent pas un repas avec un niveau de protéines suffisant tous les deux jours. L'aide alimentaire ne pouvant plus se faire sur le surplus agricole, le FSE doit intervenir. »

Au cours de l'échange avec la salle les questions ont concerné les modalités pour obtenir les aides, avec une demande de simplification. En réponse on peut citer la députée elle-même : « Des assistances techniques seront proposées, il faut se rapprocher des Maisons de l'Europe. Sur les grands projets, un financement par tranche est à utiliser » . Un buffet a permis de continuer les conversations et faire des connaissances.

11.04.2012

Départ de Aimé et Michèle Jaubert 45 ans de service à la paroisse

départ de Michèle et Aimé jaubert

assemblée

« Nous n'avons pas les mots pour vous dire à quel point vous allez nous manquer et le vide que vous allez laisser lors de votre départ. » Par ces mots, Jeannine Peytavin, a commencé son petit discours d'au revoir devant l'assemblée dominicale après la messe. C'est tout une génération qui a tissé des liens autour de Michèle et Aimé Jaubert.

Embrassades et émotions fortes, on comprend qu'une page importante du quartier se tourne. Nés au Maroc, où lui travaillait  à l'EDF et elle comme institutrice, en 1967 ils rentrent en France avec leurs enfants et s'installent à Courbessac. Les Jaubert ont repris leur travail, Michèle a été institutrice au Mas de Mingue, et leurs enfants ont fréquenté les structures scolaires de ce quartier.

La paroisse a été longtemps le centre où convergeaient toutes les cultures et les actions au service de tous.«Nous avons appris à la faire vivre, en même temps nous nous sommes mis au service de la population ».   « Au Maroc nous avions de très bonnes relations avec les habitants du pays et nous avons continué ici. Je rencontre les anciens et nous prenons plaisir à dialoguer » insiste Aimé. Tous deux ont continué leur service à l'église tout en maintenant cette relation ouverte au quartier. Ils gèrent les salles paroissiales qui, en soirée, sont mises gratuitement à disposition des enfants d'une association. Ils se sont impliqués dans la construction de l'église en bois, ensuite de l'église actuelle dont Aimé a fabriqué la maquette. Leurs compétences intellectuelles, pratiques et relationnelles ont été un précieux atout pour les communautés du quartier.

Les personnes présentes ont approuvé avec émotion les remerciements exprimés par Jeannine. « Merci Michèle, merci Aimé pour votre dévouement, votre gentillesse désintéressée, votre disponibilité, dictée par votre foi... quarante-cinq ans parmi nous, nous ne vous oublierons pas. Bonne chance dans votre nouvelle vie en Corse auprès de vos enfants et petits-enfants.  » 

10.04.2012

Des élèves de l'école Albert Camus sous le charme de l'Andalousie

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Après avoir découvert le sud de l'Italie, c'est l'Andalousie qui était au programme pour un autre groupe d'élèves et de professeurs de l'école Albert-Camus du Mas de Mingue dans le cadre du projet éducatif européen Cornélius: « un voyage autour de la Méditerranée ». Le groupe a été accueilli du 7 au 12 mars 2012 par l'école primaire Andres-Bernaldez, dans la ville de Los Palacios y Villafranca, près de Séville, avec des délégations venues de France, Italie, Grèce, Slovénie, Chypre et Turquie. Abderamane Ayman, El madani Selma, Jabbari Mohamed, Okili Manel, Sangay Mélanie, Tazi Ikrame, accompagnés par leur professeur Debande Isabelle, Normand Chantal, Rocalba Carole, et Baeza Michel directeur.

Tous estiment avoir été accueillis d'une façon exceptionnelle. « Nous tenons à remercier l'équipe de l'école Andres-Bernaldez, plus particulièrement Pilar la coordinatrice ». Le programme a su allier la découverte de la beauté (musique, chants, danses, monuments) et de la culture brillante, issue d'Europe, d'Afrique et du Moyen Orient, qui confère à l'andalousie son charme si particulier. « La Méditerranée ne sépare pas, elle favorise les rencontres entre les pays européens et africains qui la bordent » résume le directeur.

Pour lui, faire un classement entre les civilisations n'a aucun sens. Il conseille fortement d'en prendre conscience en se rendant dans cette région. Par exemple, il y a huit siècles, Cordoue était un grand centre universitaire où se côtoyaient les plus grands penseurs chrétiens, musulmans et juifs dont les communautés cohabitaient en bonne intelligence. C'est une leçon de pédagogie pour les enfants qui vont construire la société future. Du 9 au 14 mai 2012 l'école Albert-Camus recevra ensemble des élèves et des professeurs des établissements partenaires du projet Cornélius: « Une modeste goutte d'eau (salée) qui contribuera à faire de la Méditerranée un espace de paix et d'amitié entre les peuples ».

08.04.2012

Les CM2 de Courbessac accueillis au collège Jules-Valles

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Le jeudi 29 mars 2012, le collège Jules-Valles recevait les enfants du CM2 de l'école de Courbessac.   Joseph Sénit, le directeur, en présence des 25 enfants, de Catherine Rivère, directrice de l'école de Courbessac et de Valérie Bastar, professeur des écoles, a présenté les diverses structures du collège. Les enfants, attentifs, fiers de faire partie des grands, étaient calmes, sérieux et souriants. Après un repas dans une bonne ambiance et une pose, répartis en petits groupes, ils ont apprivoisé les locaux, peut-être aussi les professeurs, en assistant à des cours d'espagnol, de géographie, de technologie.

Les adultes leur ont exposé le règlement intérieur et ce qu'ils attendaient d'eux. « Fludifier le parcours des enfants au cours de leur scolarité. Passer de la maternelle au primaire, puis au collège et au lycée, sont des étapes importantes qu'il faut préparer et réaliser avec soin. Il n'y a pas de rupture, de fossé, chaque établissement est en continuité avec l'autre » résume Joseph Sénit. « On peut imaginer un renforcement des complémentarités, entre école primaire et collège, au niveau matériel et compétences », ajoute le directeur adjoint. Parmi ce qu'on attend des enfants, le défi lecture autour d'œuvres littéraires est un objectif soutenu par le collège. 

Renforcer le socle des compétences, plus de partenariats, de « fluidité » dans les passages, font l'essentiel de ces journées d'accueil. La prochaine journée concernera l'école de Poulx. Sur l'échelle des réussites le collège Jules Valles est bien placé, mais il faut dire que le directeur et son équipe font tout pour favoriser la mixité sociale, considérée comme essentielle au dynamisme de la majorité des élèves. Ils peuvent aussi s'appuyer sur les associations proches de la population. La majorité des enfants du CM2 de l'école de Courbessac, intégrera le collège Jules-Valles.

Le fighting-club à Jean-Paulhan

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Depuis quelques mois le sport de combat s'exerce dans la salle polyvalente du centre socio-culturel et sportif Jean-Paulhan. Le nombre d'adhérents augmentent progressivement et attire l'attention. Lorsque on assiste aux séances qui débutent par un salut à l'adversaire, on peut observer un grand respect des règles (acceptation de l'autorité de l'entraîneur), tant au niveau des lieux, du matériel et des personnes. Les remarques et malentendus inévitables sont discutés après, individuellement. La mixité sociale, mixité hommes-femmes,mixité culturelle, sont observables au cours des séances.

« Ma grande satisfaction c'est lorsqu'un jeune serre chaleureusement la main d'un policier, d'un avocat, d'un artisan, d'une infirmière.... Certains mêmes se font la bise en arrivant! » Icham Bouguetaïa, président du Fighting club nimois, est un enfant du Mas de Mingue qui revient après y avoir acheté une maison. Il exprime une certaine fierté d'avoir pu réaliser ce retour, et  de devenir acteur dans l'évolution et la promotion par le sport du quartier. Il résume ainsi ses objectifs: « Se lever à trois heures du matin pour aller travailler dans un supermarché, n'est plus une fatigue pour moi, si certains jeunes peuvent trouver l'estime de soi, la maîtrise dans les relations, la capacité à prendre des initiatives en connaissance de cause au cours de leur vie. »

Actuellement il souhaiterait installer un ring pour la boxe (l'idéal serait une salle réservée). La boxe compléterait les arts martiaux pratiqués: jujitsu, karaté, fullcontact, etc.

Les sports de combat pratiqués ici présentent une certaine complexité qui nécessite une bonne compréhension que seul un professionnel diplômé, ou peut-être un initié, est en mesure de donner. On peut téléphoner à Hicham au 06 26 29 52 82, qui lui, est toutefois bénévole, trois soirées par semaine à Jean-Paulhan.

Un forum des métiers qui dépasse les prévisions de succès

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« Après une analyse de terrain, on a pris conscience de la nécessité de mettre en lien, les parents, les jeunes, avec les possibilités de formation dans les divers métiers; cela a motivé la mise en place de forums », expliquent les organisatrices, conseillères en insertion, Christine Feraud du centre Jean-Paulhan et Delphine Pessan du centre André-Malraux. Ces actions initiées par la ville se déroulent en alternance dans ces deux centres. Le maire a inauguré la journée, accompagné de Franck Proust, et Laurent Burgoa, adjoint au maire, délégué à la politique de la  ville et aux centres sociaux. Le maire a remercié les organisateurs pour le gros travail de préparation et a salué les entreprises participantes.

L'accueil, la présentation, les professionnels jouant un rôle de guide étaient favorables aux rencontres. Trois espaces étaient bien définis: pôle convivialité, pôle rencontres organismes de formation et entreprises, pôle découverte des métiers. Partout l'accueil était excellent. Il permettait la mise en confiance des personnes, favorisait leur expression, l'écoute des propositions faites par les professionnels et leurs conseils. On note une volonté de mettre en lien entreprises, écoles de formation professionnelle, et chercheurs d'emploi. On remarque la mise en place de CFA dans les entreprises qui offrent des formations adaptées et sans frais pour les élèves.

Si certaines filières demandent un niveau d'étude correspondant au niveau bac et plus, beaucoup d'autres exigent les fondamentaux (bien parler, lire et écrire). Elles exigent aussi une forte motivation, et beaucoup de sérieux: « L'entreprise fait des formations adaptées et complètes, y compris au niveau intellectuel, mais elle ne peut se permettre l'échec à cause d'un important investissement » selon un responsable qui souhaite faire passer le message. Certaines entreprises qui ont besoin de souplesse offrent des emplois temporaires dans le domaine du service à l'environnement et à la propreté urbaine, où il n'y a pas nécessairement besoin de formation, ni de niveau scolaire.

On note 250 passages sur la journée, chiffre qui dépasse les prévisions, et encourage à continuer (entretiens: 229, dont 55% de jeunes de moins de 26 ans). Ce qui a fait dire à Laurent Burgoa après ses remerciements :« Il faudra étendre ces journées dans les autres quartiers, en particulier Pissevin et centre ville. »

Pour le Mas de Mingue se renseigner à Christine Feraud, centre Jean-Paulhan (04 66 02 12 90) .